Après une année 2025 marquée par les surplus, la campagne 2026-2027 se déroule dans un contexte climatique particulièrement difficile. La sécheresse et les fortes chaleurs ont pénalisé les rendements et le calibre des tubercules. Les pluies revenues à partir de la mi-août ont toutefois permis à certaines variétés, notamment Fontane, de reprendre une partie de leur croissance. Pour faire le point sur cette campagne, cet article s’appuie sur les analyses et les données communiquées par Pierre Lebrun, directeur de la Filière wallonne de la pomme de terre (Fiwap). Selon lui, les volumes disponibles devraient être nettement inférieurs à ceux de l’an dernier, mais l’évolution des prix dépendra aussi de la demande des usines et des débouchés à l’exportation.
Mathilde Glorieux
Selon les observations de Pierre Lebrun, les canicules et le manque d’eau ont fortement affecté la production. Dans le cadre du suivi de 33 parcelles de Fontane — la principale variété cultivée en Belgique, qui représente environ 55% des surfaces —, le rendement moyen final est estimé à près de 38 tonnes par hectare (t/ha) brut. Ce chiffre concerne les tubercules de plus de 35mm et ne déduit pas les pommes de terre écartées lors du tri.
Rendements très variables selon les régions et les parcelles
Quatre des parcelles suivies étaient irriguées. Sans celles-ci, la moyenne tombe à 35t/ha pour la Belgique et à 33,2t/ha en Wallonie. Les rendements suivent un gradient géographique : ils sont généralement meilleurs dans les deux Flandres, au nord-ouest du pays, et plus faibles en Wallonie, vers le sud-est. Les écarts sont néanmoins importants d’une sous-région à l’autre, entre parcelles d’une même sous-région et même au sein d’une seule parcelle…
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