Le glanage, un droit ancestral mais pas exclusif : rappel des règles

Cette période de récolte de pommes de terre, oignons et autres légumes signe le retour des glaneurs dans nos campagnes. Si le glanage a disparu du Code civil en 2020, l’article du Code rural qui le mentionne existe toujours bel et bien. Héritage du Moyen-Âge, le glanage revient au goût du jour à notre époque de l’« anti-gaspillage ». Une intention louable si celle-ci reste cantonnée à quelques principes et règles de base pour le respect du travail de l’agriculteur.

Anne-Laure Michiels

Entre vol et glanage, la ligne peut être très fine. Nombreux sont les agriculteurs qui peuvent en témoigner. Soit après avoir pincé certains à se servir dans leurs cultures soit après avoir constaté des disparitions, pas si mystérieuses, de récoltes à même le champ. Parce qu’il vaut mieux prévenir que guérir, voici un petit rappel des règles du glanage à partager sans modération.

Rappel des règles

  • Le glanage se déroule toujours après que la récolte soit totalement achevée, en l’absence de travail ou de machine agricole sur la parcelle, et avant le semis suivant ;
  • Le glanage ne peut en aucun cas se faire sur des parcelles clôturées ;
  • Le glanage se fait à la main (sans matériel) ;
  • Il est toujours demandé aux glaneurs de ne pas garer leur véhicule sur le champ, de ne pas entraver la circulation locale et des véhicules agricoles ainsi que de respecter les environs ;
  • Les quantités glanées doivent rester raisonnables et ne pas dépasser l’usage familial normal. En aucun cas, le glanage ne peut se faire dans un but commercial.

Pour lire nos articles en entier, abonnez-vous à La Voix des Champs :